Vendredi 20 novembre 2009
Ne m’en veux pas trop
Si je t’ai fais pleurer
Ne me déteste pas
Pour autant
Sois indulgente
Sur mes fautes
Ne m’accable pas
Comme les autres
J’ai beaucoup appris
A tes cotés
Je l’admets
Je te reconnais
Ce pouvoir de me changer
On a beau partager
Les roses et les baisers
La vie est ce qu’elle est
C’était écrit
C’était parfait
Je ne te cache pas la vérité
Mes bonnes intentions
Sont avortées
Ne dit on pas
(Je crois que c’est vrai)
Que l’enfer en est pavé
Mais s’il te plait
Laisse-moi un reste
De dignité
Juste un zest
De dignité mal placé
Par pierre derensy
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On m’a proposé d’aller voir une pièce de théâtre. J’aime bien le théâtre : Jean Lefebvre, Micheline Dax, Michel Roux et Mac bête : je connais tout. Ce n’est pas par hasard si je joue
depuis des lustres un misanthrope tartufe. Comme je suis hypocondriaque on pourrait rajouter le malade imaginaire mais franchement en ce moment je ne rigole pas avec ça parce que je sens que j’ai
quelque chose de grave.
Bref, je pitch : « 2 couples dont les hommes sont d’anciens copains de fac mais qui
se rendent vite compte qu’ils n’ont plus rien à se dire » (bhen mes chéris c’est pas avec ça qu’on va redorer la comédie française et inviter Torreton à arrêter de causer politique)
« Nathalie et Jean Luc sont très amoureux » (je vois déjà le bidule du couple qui cache quelque chose… pas catholique ce genre de ménage…
lui il doit être professeur et elle doit être psychanalyste… un sacrée bordel dans la tête bien rangé dans un coffre-fort d’apparences) « Alors que
les autres traversent une crise » (on traverse pas une crise : on s’effondre comme une merde, on boit, pathétique dans le divan (cf Miossec piste 10) là, je mettrais mon baton de
maréchal et mes 3 coups si y a pas une histoire de fricotage à quatre en lousedé : je pige plus rien à Racine : vise ma science infuse de la tragi-comédie : monsieur Jean-Luc et la madame « autre » ou monsieur « autre » et madame Nathalie sont bien plus copains qu’on croirait et surtout cochons
comme pas deux. J’imagine qu’un jour monsieur « autre » rentre de son chantier (il est architecte d’intérieur) et découvre Jean-Luc qui fait des heures supplémentaires ou des cours du
soir à son épouse (femme au foyer malheureuse) alors que tout semblait aller pour le meilleur chez eux : les autres fan de Pierre Arditi).
La compagnie qui propose cette Andromaque du XXIème siècle te rajoute « sous une
apparence anodine et comique (je vois pas ce que le cocufiage à de drôle, sauf chez Feydeau) les situations permettront au public de se
reconnaître (merci de m’ouvrir les yeux les tragédiens, j’avais bien besoin de me faire raboter les cornes) ou de reconnaître des proches (je
vois déjà ma gueule dans la salle avec tout le public qui se sent visé à un moment ou un autre… en se rassurant de penser qu’on est atteint par une fléchette alors que la grosse derrière qui pue
le parfum elle est morte d’une balle de kalachnikov au deuxième acte…ça s’appelle « l’appropriation du sujet »)
Bon le tarif n’est pas prohibitif mais c’est tout de même rageant de payer pour endurer ce qu’on supporte tous les jours… je me tâte…
on verra si y a match ou pas ce soir là.
Par pierre derensy
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Rendez vous en terre inconnue
La distance qui me sépare de ton cul
Grandit à vue.
J’ai revendu mes fringues
Christian Lacroix
Une main sur tes fesses
C’était plutôt agréable
Je le confesse
Sur mon bouquin
J’ai fais une croix.
Avant la grande dépression
Après les belles illusions
J’étais dans l’amour passion
Les couleurs chaudes
Les actes héroïques.
Maintenant
J’ai toujours le même jean troué
Et je suis à genoux
A te chercher des poux
Les couleurs froides
Les actes pathétiques
Par un don raffiné
Par la pratique affinée
Je suis passé maitre
Dans l’art de semer
La merde autour de moi
Mes mains cherchent
Ta chair
Comme un vieux reflexe
Cela me laisse perplexe
Etre à l’indexe de vivre
Ne peut que me plaire.
Le temps est clément
Le ciel plutôt clair
Un point avant plus tard
Une mise au placard
Des yeux dans le miroir
Un si long couloir
Pourrais-je te demander
De me laisser seul
Un moment
Oublie moi un instant
Oublie moi un moment
L’enfer est si tentant
Que j’y ai pris mes aises
Mes quartiers d’été
Et d’hiver dorénavant.
Je me suis acheté
2 pulls et un jean chez Tati
Les gens ici
Ne savent pas qui je suis
Adieu et merci.
Par pierre derensy
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Vendredi 13 novembre 2009
Je viens de lire un dialogue qui m'a beaucoup fait rire dans un livre qui s'intitule S.O.S (merci Fred)
- Chérie fais de moi l'homme le plus heureux de la terre
- Si tu penses que je vais divorcer tu te mets le doigts dans l'oeil
J'ai besoin de rajouter quelque chose ? Ha peut être que nous, les hommes, on se réconforte comme on peu en pensant que la réciproque ne serait pas verbalisé mais il suffit de voir nos
femmes ministres pour se dire que l'on a beaucoup de soucis à se faire. Maintenant que Rosy est contaminé par le vaccin : nous en reste beaucoup... trop... et sans distinction de sexe...
Par pierre derensy
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Je n’avais pas beaucoup de chance mais maintenant je sais que je n’aurais jamais le Goncourt. (Voir « Droit de Réserve » à la colonne politburo français estampillé UMP)
Déjà parce que je n’ai pas le talent des lauréats, ensuite parce que je ne voudrais franchement pas l’avoir au cas où ils ne
trouveraient blanc bec à leurs pieds (alors que je serais ravis d’avoir celui de Flore ou des 2 Magots car c’est toujours mieux d’être encouragé par une bande de pilier de bar) et surtout parce
que je ne fermerais jamais ma gueule sur le comportement dictatorial de « notre » gouvernement.
Sur ce, je file : boire ma dernière bouteille de Monbazillac avant de prendre la route vers la capitale.
Par pierre derensy
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